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Au coeur de la tourmente … Emprisonnées


Ce samedi d’avril s’annonce déprimant pour Estelle, célibataire à l’aube de la cinquantaine. Une tempête de neige fait rage depuis la veille au soir.
Elle s’est réveillée de mauvaise humeur. Les fortes rafales l’obligent à rester à l’intérieur, la privent de sa promenade quotidienne. Mais bon. Estelle se résigne et enfourche son vélo stationnaire, sans se douter du tournant que prendra sa journée.

Dans cette nouvelle histoire, une femme du Nord-ouest québécois et une autre franco-ontarienne sont mises en scène. La frontière entre les deux inconnues semble les relier davantage qu’elle ne les sépare.


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Espérer, toujours… Trois et demi avec balcon

Dans ma jeunesse, j’étais convaincue que je n’allais jamais devenir une vieille personne. À présent, si, à mon réveil, je ne détecte que bien peu de douleurs dans mes hanches ou mon cou, et tant que je ne croise pas un miroir, j’y crois encore. C’est un peu comme si la tête et le corps, pareils à des départements ministériels, ne communiquaient pas vraiment entre eux. N’empêche. Avancer en âge me tracasse.

Lorsque j’ai entrepris l’écriture de cette nouvelle littéraire, j’ai d’abord désiré mettre en scène les petites joies quotidiennes d’une veuve arrivée à la fin de sa soixantaine. J’ai essayé de l’entourer de confort, de calme et de douceur. Mais elle n’a pas voulu en rester là. Madeleine m’a fait comprendre qu’une longue vie recèle bien des choses. Inévitablement, elle garde cachés quelques secrets, mais aussi certains rêves, qui tiennent bon, qui n’ont aucune envie de mourir avant de devenir bien réels et de l’en laisser jouir.

À présent, son compte en banque indiquait une somme qu’elle possédait pour la première fois de sa vie. Madeleine avait enfin les moyens de quitter ce coin perdu […]

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De mon point de vue… Parmi les étrangers

À la suite du décès de ma mère, j’ai ramassé une grande partie de ses papiers personnels. J’ai mis des années avant de réaliser un certain tri dans tout ce fatras, intimidée à l’idée de fouiller dans ses affaires. Quand je me suis enfin décidée, une quantité impressionnante de vieux calendriers a bien failli se retrouver directement dans le bac de récupération. J’ai compris juste à temps qu’ils avaient servi de livres de comptes. Un peu partout, dans les carreaux des dates, on y lisait arrivé ou parti, associés à des noms, aussi des montants dus ou reçus. La liste que j’en ai établie m’a amenée plus loin que je ne l’aurais cru.

L’exercice hautement émotif m’a fait faire tout un voyage dans le passé, jusque dans mon enfance. Parmi les étrangers s’est imposé à moi, telle une urgence soudaine de mettre en mots tous ces souvenirs ravivés. Une fois déposés sur papier, ils ont formé une histoire peu banale. Qu’on me pardonne de petites erreurs de logique temporelle ! Les images qu’elles créent importent plus que leur justesse.

Ce nouveau récit commence ainsi:

Tous les deux, nous étions restés figés sur place. Nous avions l’air de piquets de bois, plantés là, un petit et un grand, dans l’espace restreint du palier de l’entrée.

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La bûcheronne à son père… gagnante en 2010

J’ai tenté ma chance au Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue cette année-là, à la suggestion d’une très bonne amie. J’en avais déjà entendu parler vaguement, et, puisque j’étais partie sur une lancée favorable, je me suis dit: pourquoi pas? Pour la première fois, je participais à un concours qui impose un genre différent à chaque édition ainsi que des règles bien précises. En 2010, la novella était à l’honneur.
Parmi les exigences à respecter, il fallait qu’il soit question d’une ressource naturelle de la région. De plus, le texte devait compter une cinquantaine de pages. Je n’avais à mon actif qu’un récit et une nouvelle qui, ensemble, en totalisaient treize. Mais bon. Le domaine forestier m’inspirait. Par souci de crédibilité, je suis partie d’une expérience que j’avais vécue au début des années 1980. Puis, j’ai imaginé une relation père-fille un peu hors-norme pour l’époque, des personnages colorés, une intrigue réaliste.
À ma grande surprise, La bûcheronne à son père, m’a valu la première place et la Bourse des Libraires.

Voici comment l’aventure de la jeune Émilie Boisclair, narratrice de l’histoire, commence:

Une dizaine de personnes consultent le babillard. […] Ministère des Ressources de l’Ontario recherche planteurs de la mi-mai au 23 juin. Aucune expérience requise. […] Planteuse. Pourquoi pas?

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Ma première fois… Simple passagère

J’ai proposé le manuscrit de Simple passagère à la Société littéraire de Laval en 2009. Comme ça arrive lorsqu’on soumet notre travail à des concours d’écriture, ou auprès des maisons d’édition, les mois se sont succédé. Dans mon esprit, j’avais atteint la phase «meilleure chance la prochaine fois». Puis, un appel téléphonique. On m’annonçait que je n’avais pas gagné. Toutefois, mon histoire et mon style avaient plu au comité de sélection de leur revue «Brèves». Leur permettais-je de publier ma nouvelle dans le numéro de juin? Vous dire la joie qui m’a envahie! je recevais, de la part de purs étrangers, une reconnaissance officielle et légitime. Une première inoubliable!

Voici un extrait, tiré de la vie d’Alphonse et sa chère Alberte:

Cette escapade les dépayserait juste assez, sans les épuiser pour autant. À mi-chemin, dans le calme de l’habitacle, Alberte s’exclama…

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Début de l’aventure: À la dérive

C’est avec À la dérive que je me suis lancée. Exemplaires maison en main, j’ai participé au Festival des écrits de l’ombre qui avait lieu à Saint-Antoine-de-Tilly, petit village à proximité de la ville de Québec. On y offrait une tribune aux écrivains amateurs. Ce long week-end s’est déroulé au bord du fleuve Saint-Laurent, dans un décor très différent de mon Abitibi. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer Esther Croft et Paul Ohl, des auteurs généreux. Ils ont donné des ateliers, partagé conseils et repas. Mais, ce qui me tenait le plus à cœur était d’observer comment on réagissait à ma façon toute personnelle d’agencer les mots.

En voici donc les premières phrases:

L’été à mon chalet m’avait semblé trop court. Encore une fois. L’automne allait s’installer dans trois jours.

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Mille mercis

… à Antoine Marcotte ainsi qu’à son père Pierre. Mes amours ont uni leurs connaissances pour rendre possible une publication originale et authentique de mes écrits.

… à mes proches, amies et copains, qui ont fait preuve de patience durant toutes ces années, sans perdre confiance, du moins je l’espère, en cette Lucie aux ambitions littéraires.

… à mon premier lecteur et à ma première lectrice. Deux êtres discrets, réalistes et francs qui m’offrent des points de vue distincts, des propositions toujours intéressantes en plus de m’empêcher de sombrer dans le découragement!

… à mes amies auteures, pour leur écoute et tous les conseils qu’elles m’ont prodigués à mes débuts.

… à toute personne que j’ai peur d’omettre bien malgré moi.

On dirait bien qu’écrire n’est pas un acte aussi solitaire qu’on le prétend.

En toute honnêteté

Les histoires que je raconte peuvent renfermer, entre autres, des lieux et des personnages provenant de la réalité. Lorsque c’est le cas, la plupart du temps, je me suis amusée à les déformer et à les recréer. Ces libertés sont tout à fait permises dans l’univers de la fiction. C’est George Lucas qui a dit que l’art n’est pas d’arriver avec des idées neuves, mais d’interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours.

Mélange des genres?

Facile de soupçonner qu’un écrivain ne se gêne pas pour jongler avec certaines nuances dans la façon de développer un sujet, des personnages, des situations. Mais, une histoire reste une histoire. Décider de s’abandonner à la mélodie des mots, aux émotions provoquées, aux sensations émergentes, c’est, à mon avis, une excellente manière de savourer une lecture.

Voici tout de même ce qui distingue les trois genres d’écrits que je vous offre sur mon site:

La nouvelle (littéraire, pas journalistique!) est une intrigue inventée. Il s’agit d’un cliché d’un instant entre 1 ou 2 personnages.

Tandis qu’un récit relate une expérience vécue: voyage, aventure, épisode biographique ou autobiographique. L’auteur peut quand même recourir à des procédés littéraires (dialogues, réflexions personnelles, humour…). De plus, la voix et l’opinion du narrateur d’un récit sont évidentes.

La novella, elle, on peut tout simplement la voir comme une nouvelle plus longue, ou mieux, comme un petit roman.