Parmi les étrangers

Tous les deux, nous étions restés figés sur place. Nous avions l’air de piquets de bois, plantés là, un petit et un grand, dans l’espace restreint du palier de l’entrée. Quelques mèches de mon toupet me collaient au front. Je revenais tout juste de jouer à la marelle avec mes nouvelles amies.

Le monsieur à la figure très foncée se tenait debout devant moi. Je ne le connaissais certainement pas. Malgré cela, sa présence me subjuguait. Pour la première fois, je voyais quelqu’un beaucoup trop bronzé avec, en plus, une chevelure dense, d’un noir on ne peut plus noir. J’ai vite baissé les yeux, me rappelant que ce n’était pas poli de dévisager les gens. J’avais sept ans. J’étais une enfant blonde au regard gris bleu. Si je me fiais aux images contenues dans le livre de géographie des Frères Maristes, que j’aimais feuilleter pendant que ma sœur faisait ses devoirs de cinquième année, lui et moi étions de races humaines différentes.

L’homme me bloquait le passage. J’aurais voulu me réfugier auprès de ma mère ou partir me cacher dans la grande chambre à coucher des filles. Mais, il m’empêchait d’accéder aux quatre marches menant à l’étage principal. Je ne l’avais pas entendu me murmurer un bonjour. Je n’avais pas vu qu’il me souriait timidement. J’étais trop gênée. Je n’avais pas le choix de regarder par terre et d’attendre le temps nécessaire pour qu’il s’enlève de mon chemin ou, mieux, qu’il s’en aille. Quand mon attention avait cessé d’être centrée sur les poils couleur caramel de notre chien Kelly sur le tapis vert forêt, j’avais enfin aperçu ce que cet étranger transportait avec lui. Avant que j’y comprenne quoi que ce soit, lui et sa petite valise descendaient au sous-sol.

Ça ne faisait pas bien longtemps que nous avions déménagé de la campagne pour venir en ville. J’entendais parler de Terre des hommes. Qu’est-ce que cela avait à voir avec La Sarre? Était-ce une manière de désigner la région abitibienne? Je ne savais pas qu’Expo 67 ne se résumait pas seulement à une chanson qu’on ne cessait de passer à la radio. Mon monde avait subi une tout autre transformation. L’environnement agricole avait disparu, remplacé par une rue remplie de maisons. Par des voies interreliées, je pouvais me rendre à l’école ou à la bibliothèque municipale en moins de dix minutes à pied.

L’arrivée de cet inconnu dans ma nouvelle demeure avait représenté un second bouleversement en peu de temps dans ma courte existence. Je venais de rencontrer notre premier chambreur. Au tournant du millénaire, bien après mon départ pour faire ma vie et fonder ma propre famille, mes parents en auront accueilli plus de deux cents.

Notre maison en ville, je la trouvais immense: six chambres à coucher spacieuses, une grande cuisine, une salle à manger, un vrai salon et un sous-sol au lieu d’une cave. Je nous voyais devenus riches. Mais, on nous apprenait à ne pas gaspiller, c’était bien normal à cette époque. Après tout, nous étions dix enfants. Dans ce nouveau décor, mes journées étaient remplies de joie et de petites peines vite passées. Les soucis financiers avec lesquels mon père et ma mère devaient jongler, je n’en ai eu conscience que bien plus tard.

Au début, lorsque, un par un, les aînés devenaient autonomes ou partaient étudier à l’extérieur de la région, un pensionnaire entrait occuper la place laissée vacante. Puis, leur nombre avait augmenté, justifiant la décision de mes parents de créer deux pièces de plus au sous-sol. Mes frères, mes sœurs et moi avions perdu la salle de jeux, que nous utilisions peu finalement. De loin, nous préférions passer nos journées dehors à explorer les alentours à pied ou à bicyclette. Lorsqu’on voyait apparaître les premiers flocons, cela marquait le début de la saison de hockey bottine que l’on pratiquait au bout de la rue qui se terminait en cul-de-sac. Le temps de placer quatre grosses roches ou des mottes de neige en guise de buts, deux équipes s’étaient formées comme par magie, prêtes à jouer.

La Sarre possédait bien quelques hôtels et un motel. Mais, les conditions économiques de l’époque, stimulées par l’exploitation forestière, avaient provoqué une affluence hors de l’ordinaire. Ma mère avait su saisir l’opportunité, pour joindre les deux bouts bien sûr, mais plus encore. Elle tenait mordicus à ce que nous puissions poursuivre nos études au-delà de la 5e secondaire.

L’arrivée d’un chambreur se passait simplement. Nous recevions d’abord un appel téléphonique ou l’on se présentait carrément à la porte. Maman lui offrait une première visite, moyen détourné de voir à qui elle avait affaire. Satisfaite, elle dévoilait le tarif établi, qui incluait la lessive hebdomadaire et trois repas par jour.

Mes souvenirs d’enfance ne remontent qu’à cette seconde étape vécue en ville. Je suis l’avant-dernière dans la famille. Les huit plus vieux ont connu notre vie d’avant. Celle des photographies en noir et blanc. J’adorais les voir et les revoir. Elles me présentaient la ferme, la famille qui grandissait. J’essayais d’imaginer les aventures dans la forêt toute proche, les baignades légendaires de mes frères dans la rivière sinueuse plus loin derrière la maison. Encore aujourd’hui, lorsqu’ils en parlent, absolument rien ne me revient. Ou bien je n’existais pas ou j’étais trop petite et tenue à l’écart.

Par contre, je me rappelle très clairement les fois où maman essuyait la grande vitrine du salon. Elle la faisait rire, comme le prétendait la publicité du produit nettoyant populaire. Elle tirait sur la corde pour descendre le store horizontal presque jusqu’au rebord de la fenêtre. Elle replaçait soigneusement l’affiche Chambre et Pension, avant de poursuivre et de refermer le léger voile semi-transparent.

La petite pancarte, ma mère l’avait fabriquée elle-même. Dans la remise derrière la maison, elle avait déniché un panneau préfini qu’elle avait découpé de la bonne grandeur, sablé, puis peint en blanc. Maman adorait bricoler. Moi, j’aimais la voir faire, installer tout son matériel sur la table de la salle à manger. Le soleil emplissait cette pièce l’après-midi. Instinctivement, dans ces rares moments bien à elle, nous évitions de la déranger. Sur ce qui allait devenir son écriteau, elle s’était appliquée à tracer d’abord chaque lettre au crayon à mine. Ensuite, d’une main habile, sur chacune d’elles et en toute délicatesse, son petit pinceau avait fait naître les trois mots, l’un en dessous du suivant, en noir. Elle était restée sobre dans le style et avait complété le tout en peignant le contour de deux traits parallèles. Personne n’aurait à en douter. Chez nous, on n’offrait rien de plus qu’un service honnête et vertueux. La plupart des enfants du voisinage voyaient une chose comme celle-là pour la première fois dans les parages.

Chaque semaine, mes meilleures copines posaient des tas de questions. J’étais la première étonnée de retirer un certain succès des diverses explications que je leur fournissais. Bien innocemment, je m’étais mise à en rajouter, sans trop exagérer, en profitant tout de même pour élever d’un cran le rang social de ma famille. Puisque nous disposions de tant d’espace, nous pouvions bien dépanner ces gens. Ces pauvres étaient obligés de trouver du travail dans notre ville, loin de chez eux, leur répétais-je de temps à autre. Une touche de charité chrétienne faisait toujours bonne impression.

Comment tant de monde dans la maison ne nous rendait-il pas tous complètement dingues? À quoi ressemblait donc notre quotidien? J’ai fini par saisir à quel point notre situation avait quelque chose d’original. Cela m’avait poussée à bavasser toujours un peu plus de ce qui se passait entre nos quatre murs. Rien de bien grave. Je rapportais, ici et là, des manières d’agir, des mots bizarres qui me faisaient rire ou pouvaient impressionner. Une sorte de feuilleton, du genre télé-réalité avant-gardiste, avait pris vie. Seulement deux ou trois événements insolites, offerts à des enfants imaginatifs, suffisaient. La curiosité du moment rassasiée, notre envie de bouger réapparaissait et nous retournions à nos jeux.

L’heure des repas m’inspirait, favorisait la création de bonnes histoires. Chez moi, c’était comme recevoir de la visite à longueur d’année. Les enfants mangeaient à tour de rôle au comptoir qui pouvait en accueillir quatre du coup. À table, ne s’y assoyaient que les pensionnaires et mes parents. Voir les yeux écarquillés de mon public avait quelque chose de grisant. Admettre qu’en vérité tout se passait dans un climat serein aurait suscité une grande déception. Nous nous étions vite adaptés à la procédure établie par maman pour que, dans la cuisine, les choses se déroulent rondement. D’un autre côté, je me demandais si je n’y allais pas un peu fort quand je parlais d’heures cacophoniques à rendre sourd, quand la différence entre chez eux et chez nous ne se trouvait probablement que dans le nombre de conversations simultanées. Nos convives, venus de différents milieux, nous offraient des sujets très variés. Ces discussions, j’essayais souvent de les suivre toutes. Mais bien en vain.

En toute honnêteté, mes amies m’offraient de belles occasions de monter en épingle des scénarios un tantinet teintés de drame. Cela m’amusait beaucoup de leur lancer des défis. Pouvaient-elles deviner la quantité de nourriture que nous devions avoir dans nos armoires et dans le frigo, seulement pour les déjeuners? Avaient-elles une idée des douzaines d’œufs, des sacs de pain tranché, des pots de beurre d’arachides, de Cheez Whiz et de café instantané, des boîtes de Corn Flakes et de Rice Krispies qui se consommaient chez moi? Par contre, je n’exagérais pas à propos des patates. La plupart du temps, c’était moi qui héritais de la tâche d’éplucher l’équivalent de près de cinq livres de pommes de terre, pour le souper, chaque jour de la semaine, quatre et parfois cinq semaines par mois, douze mois par année. Dans ce temps-là, le riz ne s’apprêtait qu’en dessert, sous la forme d’un pouding crémeux où nageaient quelques raisins secs réhydratés et gonflés. Quant aux pâtes, elles se résumaient aux spaghettis que mon père disait détester, sans, vraiment, donner de raison.

Mes descriptions stupéfiantes avaient leurs limites. Presque naturellement, mes récits avaient obliqué vers un côté plus personnel, des instants de sensibilité et d’émotions. La plupart des chambreurs aimaient raconter d’où ils venaient, nous informaient de leurs projets, parlaient de leur famille avec entrain et tristesse parfois. J’avoue que j’en rajoutais là aussi. Je devais bien compenser. Je n’allais quand même pas leur dire que trop souvent, tous ces adultes échangeaient leurs opinions sur la politique, discutaient des problèmes de l’économie mondiale. Sujets lourds et ennuyeux à mourir donc, sans intérêt pour mes auditrices. Les considérations humaines pouvaient mener ailleurs. Ces dernières m’avaient donné l’occasion de me lancer dans des présentations plus colorées de mes personnages.

Par exemple, j’avais donné un caractère mystérieux au plus ancien: monsieur Grenier. Il m’aidait sans s’en rendre compte. Il paraissait beaucoup plus vieux que son âge et brillait par son silence. Il ne souriait que très rarement. Un exemple vivant de discrétion extrême. Monsieur Grenier s’installait à table le premier, toujours au même endroit. Son repas, il l’avalait à toute vitesse. Puis, il s’éclipsait aussitôt son thé noir ingurgité. J’avais peur qu’une bonne fois, il finisse par se brûler la langue. On ne lui connaissait aucun ami, pas de famille, non plus. Un jour, il avait reçu un appel téléphonique. Ce court moment, nous l’avions trouvé comique, car Monsieur Grenier s’était mis à crier sans se rendre compte qu’il tenait le combiné à l’envers. Mais, nous n’avions pas rigolé très longtemps. Nous avions vite compris que le pauvre vieux ne savait pas comment utiliser l’appareil. Il devait être le dernier de ces hommes à le croire futile, ce machin juste bon à propager les commérages. Mon public ému et totalement intrigué examinait différemment ce petit bonhomme presque chauve, quand il allait marcher, chaque jour, le corps bien droit, le regard fixe, les mains jointes derrière le dos. J’aurais pu me laisser aller à faire toutes sortes de suppositions sur de sombres activités qu’il avait amplement le temps de manigancer à notre insu, dans sa chambre. Je prenais goût à ce qu’on me trouve intéressante. Pousser ma chance trop loin aurait risqué de tout gâcher.

À l’école polyvalente, mon entrée avait été carrément triomphale. Depuis le milieu de cet été-là, un pilote de brousse, un véritable pilote d’avion, logeait dans MON sous-sol. J’étais prête à jurer qu’il n’était nul autre que le frère jumeau de Tom Selleck. Même sourire espiègle. Mêmes moustaches taillées à la perfection. Noms de famille différents, mais, de toute évidence, Tom Selleck avait dû s’inventer un patronyme d’artiste afin de faire carrière aux États-Unis. C’était une pratique bien connue. Les retours du Grand Nord de l’aviateur Desjardins prenaient des allures spectaculaires, à l’instar des performances d’acteur de son célèbre frère. À bord de son appareil, libéré de la présence des chasseurs ou des géologues qui avaient eu besoin de ses services, il nous avertissait qu’il rentrait au bercail en survolant la maison et le quartier au complet à basse altitude. Comment vouliez-vous que mes camarades en reviennent?

Il me semblait que, chez nous, on ne craignait pas d’instaurer de nouvelles façons de faire. À commencer, par le premier pensionnaire, celui-là même qui m’avait tant subjuguée. Aujourd’hui, je sais qu’il s’agissait d’un homme des Premières Nations qu’à l’époque, on appelait un Sauvage. Maman n’en avait pas fait de cas. Monsieur Noël — il portait un nom exceptionnel en plus! — est resté parmi nous onze années. Bien d’autres auraient pu apprendre de ses bonnes manières et de son empressement à rendre service.

La réalité nourrissait aisément mes fictions. Je repense au bel Australien, un géant qui gesticulait beaucoup. Ses sourcils, aussi blonds que ses cheveux, encadraient un visage pas seulement basané, mais cuivré. Et ce Français, qui enseignait le français en 4e secondaire. Impossible d’inventer une chose pareille!

Plusieurs travailleurs d’ailleurs au Québec se faisaient engager à l’un ou l’autre des moulins à scie qui roulaient rondement. Des jeunes s’exilaient pour étudier dans ma ville, au centre de formation professionnelle. J’aimais bien aussi quand on hébergeait des joueurs de hockey des ligues mineures lors de tournois d’envergure.

Les animateurs de radio représentaient le vedettariat local. L’un d’eux avait loué une de nos chambres après qu’il ait dû vendre sa maison. Il s’ennuyait de ses enfants, partis dans l’Ouest canadien avec leur mère. Il avait pris de son temps pour m’apprendre à brasser des cartes à jouer comme le font les croupiers des casinos. Une prouesse technique que je pratiquais sans relâche lors de nos parties de cribbage et qui m’est restée.

En 1974, nous avions reçu un Sénégalais, un vrai Noir, par l’entremise de l’organisme Jeunesse Canada Monde. Le voir circuler en été dans notre petite ville, sandales aux pieds, dans sa longue tunique blanche, faisait tourner bien des têtes. C’est la quantité de piments forts broyés, qu’il ajoutait systématiquement dans son assiette, qui m’impressionnait le plus chez ce pensionnaire. Je me souviens aussi qu’il nous avait servi toute une leçon quand il nous avait proposé de faire comme dans son pays et de manger tous ensemble à partir d’un unique grand bol, avec nos doigts de la main droite en guise de seuls ustensiles! Nous nous étions regardés entre nous, la terreur inscrite sur nos visages. Il avait réussi à mettre un terme à nos chicanes au moment de laver la vaisselle.

Il y avait eu aussi le professeur d’histoire avec ses phrases énigmatiques. Il venait de la grande ville, de Montréal ou Sherbrooke. Mentionnant l’abondance dans laquelle nous vivions, j’avais pris quelque temps à comprendre ce qu’il voulait exprimer par celle-ci qu’il nous répétait souvent: «Avez-vous déjà pensé aux petits Chinois d’Afrique?»

Bien entendu, nous avions affronté des cas plus difficiles. Ceux-là, non plus, je n’aurais jamais pu les inventer. Comme ce supposé évadé de l’aile psychiatrique arrivé tard en soirée. Il se prenait pour un policier et nous flanquait son badge à quelques centimètres du visage à tout moment. Ce qu’il tenait dans sa main n’était rien d’autre qu’une roulette de sucette pour bébé avec un trou au milieu. Bleu poudre. Un gros gaillard bien inoffensif en fin de compte. Son séjour a duré presque toute une année. Les hôpitaux commençaient à désinstitutionnaliser ce type de patient, qui semblait perdu la plupart du temps.

Il me revient aussi la fois où nous avions été obligés d’adopter la diète sévère d’un jeune adulte atteint du diabète. Maman avait jugé qu’après tout, la chose ne nous ferait aucun tort. Pour une fois, je n’étais pas du tout de son avis. La saveur insipide des desserts qu’elle confectionnait sans sucre ou avec un succédané, je n’ai jamais pu l’oublier. Bizarrement, il s’agissait d’un étudiant, parti du Lac-Saint-Jean, croyez-le ou non, venu suivre une formation en cuisine professionnelle. Un ami l’accompagnait. Les deux partageaient la même chambre. Les tours pendables que le second jouait au premier! Bien fait pour lui, avais-je pensé à l’époque. Jusqu’à ce que je voie celui qui nous privait de sucre blanc, une seringue à la main, sur le point de s’injecter une dose d’insuline.

Celui, que nous avions cru Mexicain, était arrivé sans avertissement, tout sale. Sur le coup, impossible de comprendre un mot de ce qu’il essayait de nous dire. Malgré tout, maman y était parvenue à force de signes et de gesticulations. Il ne désirait pas louer une chambre. Il ne demandait qu’un peu de nourriture. Prendre un bain aussi. Lorsqu’il était reparti, il portait des vêtements de travail de mon père, un peu élimés, que maman lui avait donnés. Il devait être content, car, ses haillons puants, il les avait laissés sur le plancher, près de la baignoire. C’était la seule fois que je voyais ma mère jeter du linge à la poubelle.

La crise économique des années ’80 avait marqué le début de la fin de cette aventure familiale. Les travailleurs itinérants étaient devenus chose du passé. Ma mère considérait avoir réussi auprès de ses propres enfants. Nous avions tous un diplôme en main, une vie ailleurs. Elle avait donc accepté d’accueillir des jeunes délinquants, le temps qu’ils atteignent leur majorité légale. Ces pensionnaires-là, je les croisais à peine les fins de semaine.

Les visiteurs dans notre grande demeure en ville, c’était nous à présent. Tout de même, mon quotidien leur a longtemps appartenu, à tous ces étrangers. Si j’avais adoré étudier, à l’école, la géographie et l’existence des multiples ethnies, j’avais réellement appris sur les humains à la maison.

Votre avis sur “Parmi les étrangers”

  1. Très plaisant a lire. Ta façon de conter ou plutôt d’écrire est simple et rafraîchissante.
    Et ça fait place à plein de souvenirs, car
    mes parents aussi ont hébergés des personnes chez eux .

    1. J’essaie d’être claire et sensible à la fois.
      Enfant, je croyais notre situation bien exceptionnelle, quand plusieurs familles comme la mienne cherchaient, elles aussi, des façons de joindre les deux bouts.
      Commentaire fort agréable. Merci.

  2. Wow Lucie!
    C’est dont ben le fun cette histoire là! J’adore!!!
    Ça nous permet de mieux connaître grand-maman!
    Et tu sais, moi aussi j’aimais bien raconter les histoires de chez nous à mes amis, mais moi c’était à propos de nos nombreux animaux!